Stratégie
Email marketing en 2018 : les bonnes pratiques qui font toujours la différence
Malgré l’essor des réseaux sociaux, l’email reste le canal avec le meilleur ROI. Découvrez les pratiques qui font vraiment la différence en 2018.


L’email marketing est mort ? En 2018, le retour sur investissement moyen est de 42€ pour chaque euro dépensé. Aucun autre canal n’approche ce chiffre.
Pourquoi l’email reste roi
Contrairement aux réseaux sociaux où vous êtes à la merci des algorithmes, votre liste email est un actif qui vous appartient.
Les règles fondamentales
Le RGPD change tout
Depuis mai 2018, le RGPD impose le consentement explicite. C’est une contrainte qui a l’avantage de rendre vos listes plus propres.
La segmentation comme priorité
Les emails segmentés génèrent 760% de revenus supplémentaires versus les campagnes non segmentées.
La règle d’or : envoyez moins, mais mieux. Un email ciblé et pertinent vaut 10 emails génériques.
La délivrabilité : le prérequis que tout le monde néglige
Le plus bel email du monde ne sert à rien en spam. Les fondamentaux techniques — authentification du domaine (SPF, DKIM), réputation d’expéditeur, liste propre — pèsent plus que le design. La règle d’hygiène : ne jamais acheter de listes, supprimer régulièrement les inactifs, et préférer mille abonnés qui ouvrent à dix mille fantômes qui plombent votre réputation. Une liste se cultive comme un actif, pas comme un stock.
Le RGPD, contrainte devenue avantage
Le consentement explicite fait fondre les listes — et c’est une excellente nouvelle : ceux qui restent ont choisi de vous lire. Les taux d’ouverture remontent, la pression commerciale acceptable augmente, la relation s’assainit. Les entreprises qui vivent le RGPD comme un obstacle ratent l’essentiel : la permission est le fondement même d’un email marketing qui rapporte durablement.
Ce qui fait ouvrir, lire et cliquer
- L’objet : court, spécifique, sans majuscules criardes — la curiosité honnête bat la promesse gonflée, car elle préserve les ouvertures futures.
- L’expéditeur humain : un prénom identifiable inspire plus confiance qu’une marque anonyme.
- Un email, un message, une action : chaque appel à l’action supplémentaire divise les clics.
- La segmentation simple : nouveaux / actifs / dormants suffit à doubler la pertinence — inutile d’attendre l’usine à gaz parfaite.
Les emails automatiques : les plus rentables de tous
Bienvenue, panier abandonné, relance post-achat : ces séquences déclenchées par le comportement travaillent seules, au moment exact où le destinataire est réceptif. Elles génèrent une part disproportionnée du revenu email pour un effort de mise en place unique. Toute entreprise qui envoie « une newsletter de temps en temps » sans ces automatismes laisse l’essentiel sur la table.
Structurer une séquence de bienvenue qui convertit
Le premier email qu’un nouvel abonné reçoit fixe le ton de toute la relation. Une séquence de bienvenue efficace tient en trois à cinq emails espacés sur une à deux semaines : un premier message de remerciement qui tient sa promesse immédiatement (le lead magnet promis, sans détour), un second qui raconte qui vous êtes sans vendre, un troisième qui répond à l’objection la plus fréquente de vos prospects, et enfin une offre claire pour ceux qui sont prêts à passer à l’étape suivante. Cette séquence, une fois construite, travaille en continu sans intervention.
La fréquence d’envoi : l’équilibre à trouver
Trop d’emails fatiguent la liste et font grimper les désabonnements ; trop peu, et l’audience oublie pourquoi elle s’est inscrite. Il n’existe pas de fréquence universelle idéale — elle dépend du secteur et de la richesse réelle du contenu disponible. Le bon test : si vous manquez de matière pour justifier un envoi, c’est le signal qu’il faut espacer plutôt que remplir avec du contenu creux.
Tester simplement, sans usine à gaz
L’A/B testing n’a pas besoin d’être sophistiqué pour être utile : tester deux objets différents sur un échantillon avant l’envoi principal suffit à identifier lequel génère le plus d’ouvertures, avec un impact mesurable sur des milliers de destinataires. Le même principe s’applique à l’appel à l’action : un bouton contre un lien texte, une couleur contre une autre. Ce sont des tests rapides à mettre en place et dont les enseignements se cumulent envoi après envoi.
Réveiller une liste dormante sans la braquer
Une liste inactive depuis longtemps ne se relance pas comme une liste active : envoyer directement une offre commerciale à des contacts qui vous ont oublié génère surtout des désabonnements et des signalements spam, ce qui abîme votre réputation d’expéditeur pour tout le monde. La bonne méthode est plus progressive : un email honnête qui reconnaît le silence, propose de se désinscrire facilement pour ceux qui ne sont plus intéressés, et donne une vraie raison de rester aux autres. Nettoyer sa liste de cette façon, même si elle rétrécit, améliore presque toujours la délivrabilité et les résultats qui suivent — une liste plus courte mais engagée vaut mieux qu’une liste large mais indifférente.
Des années plus tard, ces fondamentaux n’ont pas bougé — l’email reste le canal le plus rentable que nous déployons dans nos dispositifs d’acquisition. Votre liste dort ? Réveillons-la.
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